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Carnets de guerre


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Le spectacle proposé aux collégiens dans le cadre du dispositif Histoire et mémoire s'est déroulé le 22 février 2016 à Crépy-en-Valois. Il a plongé les élèves dans le Premier conflit mondial à travers les yeux de ceux qui l'ont vécu au plus près...

Des gens comme les autres confrontés à l'horreur de la guerre

Le spectacle s'intitule Carnets de guerre et est proposé par la Compagnie Nomades. L'histoire est celle de Jean Blanchard, un agriculteur de la Loire, de sa femme, Michelle, et de Gaston, le père de celle-ci. Leur vie paisible est bouleversée lorsque le 2 août 1914, l'ordre de mobilisation générale est lancé. On suit les pérégrinations des deux hommes et l'on voit l'évolution de leur état d'esprit : ils partent "la fleur au fusil", persuadés que la guerre sera de courte durée, et découvrent au fur et à mesure toute l'horreur du conflit...

 

Un événement dramatique se produit au cours du spectacle : l'exécution de Jean, fusillé injustement "pour l'exemple" à Vingré avec cinq autres camarades. Les soldats avaient été accusés d'abandon de poste, alors qu'un ordre de repli leur avait été donné par un sous-lieutenant, ordre que ce dernier a toujours nié avoir donné. Cet épisode est connu sous le nom des "Fusillés de Vingré".

 

Ce drame fait alors basculer la pièce : les repères chronologiques s'effacent, les guerres se mélangent (Irak, Tchétchénie, Seconde Guerre Mondiale...) et le spectacle devient un vibrant plaidoyer contre la guerre. Finalement, toutes les guerres se ressemblent, et "ce sont toujours les mêmes qui trinquent". Le spectacle se termine avec le Chant des Partisans, une chanson de résistance...

Des textes d'époque

Le spectacle se base sur les lettres que se sont échangés Michelle et Jean, mais aussi sur de nombreux textes contemporains de l'époque d'auteurs comme Dorgelès, Barbusse, Lavy ou encore Giono. Une source importante est l'ouvrage Ma grande guerre de Gaston Lavy, qui comporte notamment de nombreuses illustrations du conflit.

 

La narration est parsemée de nombreux chants d'époque, et une mystérieuse femme en noire (la Mort, le Destin, ou peut-être la voix de tous ceux qui ne sont jamais revenus ?) vient ponctuer implacablement le récit, à la manière du choeur dans les tragédies grecques, renforçant encore le côté dramatique.

Une pièce qui a marqué les élèves

Le silence pendant la représentation, puis le débat qui a suivi ont montré toute l'attention que les élèves ont portée à la pièce. Ceux-ci ont été sensibles au contraste entre le début et la fin de la pièce, marquant l'insouciance des soldats au début, puis progressivement l'horreur de ce qu'ils vivent au combat, ainsi qu'à la symbolique présente : par exemple, les comédiens, tout au long du spectacle, empilent des sacs de sable, symboles des cadavres qui s'empilent sur le champ de bataille.

 

Des questions ont également été posées sur le travail d'une compagnie de théâtre : "Combien de temps faut-il pour monter une pièce comme celle-là ?" ("De 4 à 7 semaines en tout"), "Qui s'occupe des effets spéciaux présents dans la pèce ?" ("Nous faisons tout nous-mêmes")...

Carnets de guerre

En savoir plus

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